Souvenange photographie

By 13 janvier 2018Trouver du soutien
Souvenance Association Lignes de vies

Nous retouchons pour les adoucir des photographies faites par le personnel de l'établissement hospitalier ou par les parents. Nous nous déplaçons également pour faire des séances photo à l'hôpital.

Présente nous le projet Souvenange

Souvenange est une association loi 1901 à but non lucratif reconnue d’intérêt général. Notre mission est un accompagnement par la photographie lors d’un deuil périnatal.
Nous retouchons pour les adoucir des photographies faites par le personnel de l’établissement hospitalier ou par les parents.
Nous nous déplaçons également pour faire des séances photo à l’hôpital.

Comment fait-on pour obtenir qu’un photographe vienne à la maternité?

Si l’établissement dans lequel vous êtes, a signé une convention avec Souvenange, vous n’avez rien à faire, les sages-femmes vont vous le proposer directement et tout prendre en charge. Aujourd’hui on a 15 établissements signés, comme la Croix Rousse de Lyon (environ 4000 naissances), le CHU de Toulouse (en moyenne un décès par jour sur 5000 naissance) et nous avons plein de conventions en cours de signature.
Si l’hôpital n’a pas signé de convention, les parents me contactent directement (informations sur le site web) et je m’occupe de trouver le photographe bénévole  qui prendra en charge l’accompagnement avec le parent et la maternité afin que tout se fasse dans les meilleures conditions pour chacun.Depuis la création de l’association, nous avons pu intervenir 37 fois sans convention avec l’hôpital.
On travaille aussi en réa néo-nat, on est appelés quand la fin des soins a été décidée, comme à l’hôpital de l’Archet de Nice, auprès des bébés en fin de vie.

Tout est gratuit pour pour les familles et les établissements.

Lors de toutes nos interventions en maternité, les parents reçoivent une boîte avec des tirages et une clé usb.
Souvenange a accompagné 93 familles en maternité depuis 2015.

Est ce possible de faire appel à Souvenange après la maternité?

Oui, c’est tout à fait possible. Nous avons un système de centralisation des demandes de retouches des photos. Il vous suffit d’envoyer votre demande et selon le niveau de retouche, on trouve le bon photographe qui sera le plus adapté à la demande. Les envois ne sont dans ce cas, que numérique.

Souvenange a effectué des retouches sur les photos des bébés de 291 familles depuis 2015.

Doit on être photographe professionnel pour devenir bénévole dans votre association?

Non car être photographe professionnel, cela veut dire qu’on est déclarés. On peut ne pas être un photographe installé et être un bon photographe.
Il y a tout de même une sélection à l’entrée, sur la base de présentation de clichés. Si on estime que le book est d’un niveau assez élevé pour faire partie de l’association, la personne paye son adhésion à l’association et elle devra suivre deux formations différentes :
une première formation de 2 heures avec une approche des photos envoyées pour la retouche et la présentation du « cahier des charges » tant éthique que technique. Puis il y aura une deuxième formation de 5 heures avec une sensibilisation au deuil périnatal, une approche du monde hospitalier et sur la prise de vue spécifique en maternité.

Aujourd’hui nous avons 134 photographes sur le territoire français et 9 bénévoles non photographes qui ont des actions diverses comme aller dans les hôpitaux signer des conventions, s’occuper des envois postaux, la communication, le site web, une psychologue pour les membres de l’association…
L’objectif est que les photographes soient bien et heureux dans leur mission, donc je leur propose une psychologue afin qu’ils puissent travailler le plus longtemps possible. Certains peuvent choisir par exemple de ne faire que des retouches et de ne pas aller sur le terrain. Pour ceux qui vont en maternité, nous avons un suivi très proche lors de la première séance, je suis alors très disponible pour échanger avec le bénévole sur son ressenti, sur son expérience.
Nos bénévoles n’ont pas tous été touché par le deuil périnatal, mais ils sont au clair avec leur propre mort. Ils sont tous hyper joyeux et rigolos dans la vie de tous les jours, simplement, ils ont connu des épreuves ou non qui ont modifié leur regard sur la vie.
On passe beaucoup de temps pour la formation et le suivi des bénévoles, donc il est important que la décision de photographes soient mûries avec les conjoints, voir avec leurs enfants, car leur choix doit être soutenu, pour par exemple pouvoir se libérer quand il faut aller faire une prise de vue à 21h. Ils ont besoin de soutien et de compréhension.

Comment devenir membre ou faire un don?

L’association vit grâce aux adhésions et aux dons. Si nous souhaitons continuer à faire vivre l’association en laissant le service gratuit pour les parents, nous avons besoin de dons et d’adhésions.

Présente-toi et la raison de ton engagement comme bénévole

Je m’appelle Hélène DELARBRE, j’ai 47 ans. Après une première carrière dans l’Education Nationale en tant que professeure des écoles, je me suis formée en photographie.
J’ai lu en 2014 un article sur une association américaine d’accompagnement par la photographie lors d’un deuil périnatal. J’ai trouvé l’idée extraordinaire et je me suis mise à chercher une association de ce type en France pour y adhérer. Je n’en ai pas trouvé (il n’y en avait pas), alors nous avons décidé de la créer avec mon mari.

Qu’est-ce qui a été le plus dur pour toi dans cet engagement ?

Convaincre une première maternité de me suivre dans ce projet un peu fou d’abord. L’association venait d’être créée, nous n’étions que deux, sans aucune expérience évidemment.
Puis ensuite ma première séance en maternité sans aucun doute, le 11 mars 2015. La peur de l’inconnu…
Et trouver des photographes dans toute la France pour nous rejoindre.

Comment as-tu fait pour surmonter ces difficultés ?

Pour convaincre les établissements, rester moi-même et parler avec mon cœur.
Pour les séances en maternité, me dire et me répéter que mon trac n’était rien par rapport à l’importance que ces photos allaient avoir pour ces parents endeuillés.
Pour trouver des bénévoles, je me suis appuyée sur des photographes qui croyaient au projet et qui avaient des réseaux.

Quelles sont les satisfactions que tu tires de ce projet ? 

Regarder les chiffres, constater l’évolution en 3 ans, compter le nombre de familles que nous avons accompagnées dans ce moment si douloureux, lire ou entendre les retours.
Et d’un point de vue plus personnel, une nouvelle façon d’appréhender la Vie, un nouveau chemin, de nouvelles expériences.

Ton actualité par rapport à ton projet et / ou actualités du projet ? 

Continuer avec pugnacité à recruter des photographes et les former, convaincre d’autres établissements de signer des conventions de partenariat, communiquer sur ce sujet si tabou.

Un conseil que tu aurais aimé avoir ?

Aucun je pense, ma « naïveté » sur les difficultés à affronter a également été ma force, je pense.

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